En quoi le web change-t-il notre rapport au temps ?

 

Le temps est l’ennemi public nº 1. Dans la course à l’armement informationnel, un message a une durée de vie limitée, et vos écrits une date de péremption précoce. Mondialement redouté, mais jamais dompté, toutes les crèmes bienveillantes, incantations curatoires ou cures de jouvence à base d’HTML n’ont jamais réussies à lui emboîter le pas. Et ce n’est pas plus mal, car le propre de la vie, c’est de la croquer à pleine dent. L’illustre Steve jobs disait d’ailleurs “Ne perdez pas votre temps en menant une existence qui n’est pas la votre”. C’est cette fragilité qui rend le temps si précieux, les journées si savoureuses et l’évolution si inévitable.  

Mais outre la dernière montre à la mode, le temps désigne également des choix. Des choix de carrières, de fréquentations, de navigations, d’actions, etc. (donc si je ne vais pas faire mon footing ce soir, je suis le seul fautif). Cette problématique d’intentionnalité vient aujourd’hui se confronter à une normalisation progressive des interfaces d’accès aux informations. Car sur Internet, tout se centralise et se dématérialise, qu’il s’agisse de travail ou de divertissement.

Toutefois, quelles sont les différentes vérités du temps sur Internet ? Sa technologie génère t-elle réellement un gain de temps ? Pourquoi le web peut-il fluctuer entre investissement et passe-temps ? La course à l’armement informationnel est-il incompatible avec le plaisir ? Le mélange vie professionnelle / personnelle est-il un cocktail indigeste au temps du web social ?

À vos sabliers…

 

Et c’est le temps qui court…

La notion de temporalité provient du grec « temnein » et du latin “tempus” pour faire référence à une division du flot du temps en éléments finis. Il s’agit de notre rapport au changement, à l’évolution, un repère dans notre segmentation de vie. Le commun des mortels distingue 3 périodes distinctes : le passé, le présent et le futur.

Pour être efficace sur Internet, une entreprise doit continuellement prendre ces 3 dimensions en considération. Chaque société à son histoire, son quotidien, et son avenir qu’elle doit intégrer, modeler et préparer. Il est vrai que chaque entreprise dispose de “X-Files” ou de “Cold cases” cachés dans les placards qu’elle ne souhaite pas revoir à la surface. Pourtant, les pages web sont des filigranes dotés d’une encre indélébile. On ne doit pas faire table rase du passé, mais bien s’en servir pour avancer plus sereinement. L’illustre Winston Churchill clamait d’ailleurs « Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur ». Le présent et l’avenir sont également des philosophies clés, car la veille et les innovations sont les moteurs du succès d’aujourd’hui et de demain.

Néanmoins, le temps ne doit pas être perçu seulement dans son apparat le plus commun : “chronos”. Ce terme qui désigne le temps qui passe est un axe majeur pour les entreprises qui doivent sans cesse innover pour mieux régner. Si cette notion relève d’un point mouvant qui avance continuellement sur la courbe temporelle (comme les flèches du cadran de votre montre), d’autres concepts sont à prendre en considération par les entreprises et les internautes.

Le “Kairosest un concept grec qui attribue au temps un “instant opportun”. Il se situe à la jointure de deux notions : l’action et le temps. Le “kairosqualifie un moment précis, fragile, pouvant constituer une occasion, une opportunité. Utilisé dans plusieurs disciplines, comme en mathématiques (point d’inflexion), ou en marketing (moment de rupture), il implique dans le langage courant un point de basculement décisif, avec une notion d’un avant et d’un après. Qu’il s’agisse d’un acte décisionnel engageant un abonnement, un partage ou un dialogue, il existe plusieurs instants fugaces où l’internaute est extrêmement réceptif et potentiellement le plus à même de réaliser une action de votre choix. Certaines entreprises ont déjà développé des formules permettant de profiter de cette opportunité. C’est le cas de l’agence Up2social avec leur solution Soshake, qui permet d’afficher un contenu précis au moment du partage : « La bonne action au bon moment ».

 

Le web : un rapport au temps complexifié ?

La technologie a profondément modifié le rythme de nos vies. Alors que les précédentes décennies exposaient une séparation limpide entre le travail et la détente, les outils d’aujourd’hui mélangent le temps consacré aux sphères professionnelles et personnelles. Pourquoi ? Tout simplement parce que les outils centralisent plusieurs de nos identités (amis, collègues, contacts professionnels…), ce qui rend la frontière entre les deux sphères très floue. Les différents temps de vie peuvent se superposer, ce qui engendre une confusion des temps, un mélange permanent qui impose un ensemble d’activités quotidiennes hétéroclites. De quoi rendre l’adage « on ne mélange pas vie privée et professionnelle » obsolète. On finit par être à l’écoute de nos besoins extérieurs, mais peu réceptif à notre horloge interne.

Cette consommation sans discontinuité semble également pousser progressivement les internautes vers l’oisiveté. La tendance générale veut qu’on consomme plus, mais moins profondément. Une navigation de surface, motivée par une volonté de ne pas perdre pied, mais de ne forcément chercher à faire escale. Une consommation superficielle qui souligne le fait que l’on ne prend plus toujours le temps d’aller au fond des choses. Mais en même temps, doit-on blâmer les internautes pour cela ? Que ferai le mieux intentionné des hommes en rentrant du travail après une journée éreintante, lire un article de 20 pages (une pensée pour les passionnés et les célibataires :P)  ?

On se plaint couramment que notre quotidien ressemble à une course contre la montre. On dit ne jamais avoir le temps, pourtant la “flémingite aiguë » vient souvent contrecarrer nos plans les plus désirables après une journée de durs labeurs. Heureusement, la technologie veille aux grains pour nous “trouver du temps”. Avec les avancées dans la télécommunication, tout devient centralisé, et les terminaux fixes et mobiles rassemblent la plupart de nos activités de socialisation, de recherche d’informations et de divertissement. Mieux, la technologie créée sans cesse de nouvelles attentes, comble des vides qui n’en étaient pas auparavant en créant un besoin pseudo inavoué. Pourtant si les outils nous font gagner en rapidité, le nombre croissant de fonctions qui gravitent autour rendent les actions chronophages. Un matérialisme incessant pour détourner notre regard du pendule, mais les heures défilent toujours aussi vite. Sur Internet, les outils de curation, de veille, d’ajout de photos, de raccourcisseurs d’URL… transforment les secondes en minutes. Même si on cherche à ralentir le temps, on en perd souvent plus qu’on en gagne.

Cette illusion de gain de temps s’ajoute à une volonté de prendre du plaisir avec la navigation web. On veut se divertir se relaxer. On cherche gentiment à tuer le temps quand l’ennui surgit, à perdre son temps quand on veut repousser une tâche que l’on fuit. On veut se faire plaisir, mais tuer le temps est également chronophage. Car à l’ère de l’e-réputation, le loisir est souvent synonyme de travail. La crédibilité et la valeur d’une identité numérique sont malheureusement associées à la pertinence des productions. C’est pourquoi le passe-temps peuvent devenir un investissement, le plaisir évoluer en une contrainte. Et chaque investissement ou contrainte réclame du temps. On observe ce phénomène avec une durée de navigation sur Internet qui ne cesse d’augmenter. Du coup, on s’inscrit inconsciemment dans une logique du “faire”, qui nous rend toujours actif. Au final, l’ennui semble ne plus exister. On ne prend plus le temps de réellement se poser, sans son téléphone, ordinateur. On reste bloqué dans l’action, ce qui peut laisser peu de place à la réflexion.

 

Gagner du temps pour les entreprises ; plutôt tentant

Outre les internautes, les entreprises ont un rapport au temps qui a drastiquement évolué au cours de ces dernières années. Avec le print, ont trouvait déjà le temps d’avoir des timings serrés, mais les dates de parutions des magasines étaient clairement définies. Les plannings étaient rodés et le temps de travail clairement identifié. Mais les supports de communication se métamorphosent et les médias online dressent progressivement de nouvelles plateformes hybrides qui exigent un rythme de production pouvant donner le vertige. Un nuage de maux mots qui bourdonne et qui peut effrayer de prime abord. Les sociétés ont souvent des appréhensions face à ces usages avec lesquels elles ne sont pas à l’aise. Comment trouver le temps, les ressources ? Dès lors, essayez donc de leur faire intégrer l’idée d’une communication humaine régulière… D’autant plus que lorsqu’un individu est persuadé de ne pas avoir les bases, il s’imagine face à lui le mont Everest, un obstacle insurmontable, à moins de passer une somme d’heures formatrices qu’il pense ne pas avoir.

Du côté des agences, la priorité absolue est de se consacrer à ses clients. Ce qui implique que les projets internes sont souvent reléguée sous la pile des impératifs faute de temps (tous les gens ayant travaillé dans une agence doivent voir de quoi je parle). C’est normal, au delà de leurs compétences, les agences vendent du temps, car le temps c’est de l’argent. Alors elles n’en ont plus pour elles. Les projets de refonte pour le site institutionnel ou le blog de l’agence passent ainsi logiquement en dernier ; le client reste ROI. En parallèle, le prestataire et le client décident souvent d’un commun accord de l’instauration de compromis pour joindre l’utile à l’agréable. C’est pourquoi on note l’essor de stratégies à base de relais automatiques sur les médias sociaux, où le pilote de la stratégie n’est pas humanoïde, mais bien robotique. L’objectif est faire gagner du temps aux deux partis. En bref, l’entreprise n’a pas à investir dans ses ressources interne et le prestataire signe son devis avec le sourire ; tout le monde est content. Il est donc amusant de voir des sociétés passer leur temps à recommander des bonnes pratiques, sans pour autant les pratiquer elles-mêmes. Quand bien même la nécessité de bien s’occuper de soi ou de recommander des pratiques aux prospects, les enjeux commerciaux viennent avant tout. Ce “laxisme” peut même renvoyer à un manque de crédibilité pour certains prospects. Aux dirigeants et salariés de s’entendre conjointement sur un suivi rigoureux des avancées dans la communication de l’agence et d’avoir la verve suffisante pour imposer un style communicationnel suintant l’ADN du client. Le temps ne légitime pas tout.


Quant aux annonceurs ou aux associations qui délèguent les activités numériques en interne, elles
brident souvent la vitesse de production par des circuits de validation longs et pénibles. Ce sont parfois les pseudos Trains à Grandes Vitesse qui sont les vrais escargots. On comprend mieux pourquoi certains développeurs ou marketeurs parlent de leur bébé en parlant d’un projet web, il s’agit d’un vrai accouchement, car la période de gestation est généralement longue. C’est notamment le cas avec les stratégies de communication web qui tombent souvent en désuétude, évincées par des échanges plus urgents. C’est ainsi que l’investissement peut se métamorphoser en un passe-temps futile. Pourtant, cette question est vitale lorsque l’on évoque des situations de crises. Les marques doivent être plus que vivaces pour arrêter l’hémorragie et penser les plaies. Le web social repose en effet sur un rapport à l’immédiateté et à la réactivité. C’est pourquoi les entreprises doivent prendre le temps en interne d’évoquer ces éventualités afin de savoir qui et quand une pharmacie d’urgence doit être sortie. Sur le web, les bad-buzz tirent plus vite que leur ombre, et mieux vaut être équipé pour avoir un regard revolver sur ce qui nous entoure. Le dialogue entre la hiérarchie doit donc être fluide et rapide pour une grande réactivité.

Parfois, la bonne volonté de suffit pas toujours. Et si chacun acquiesce de la tête avec un sourire en coin, les blogs d’entreprises ou comptes Twitter ressemblent fréquemment davantage au désert de Gobie qu’à un quotidien de la presse nationale. C’est un peu le principe que j’appelle “le château de sable” ; l’intérêt de tels travaux réside dans leur réalisation, et non dans leur utilisation (si certains connaissent le jeu “Minecraft”, ils saisiront d’emblée). La conception c’est excitant… son utilisation vite ennuyant. On construit une stratégie par envie, on façonne un écosystème social aux fondations solides, on édifie une construction environnementale fortifiée…puis on se demande « aurais-je le temps d’assumer tout ça ?! », « Mes ressources sont-elles suffisantes pour assurer une communication régulière ?! ». C’est ainsi que le virage 2.0 est quelquefois laissé au bord de la route, tout juste bon à être adopté par une éventuelle recrue. Après s’être fait plaisir en étant présent sur le web social comme les copains sur un coup de tête, le mâle de crâne effraie. Et une lubie tombée en désuétude, une !!

Le dernier point notable réside dans le fait que les entreprises sont entraînées dans un rapport cyclique au temps (des jours, des semestres, des réunions, des pauses cafés, etc.). Et ces rotations régulières peuvent bien générer un cercle vertueux, voire une roue de la fortune à qui sait en faire profit astucieusement. Les entreprises doivent pour ce faire délimiter les moments les plus opportuns pour installer ces événements périodiques. Par exemple, chaque professionnel est plus prolifique à certains moments de la journée, et moins concentré à d’autres. Grossièrement, on peut dire que le matin est propice aux réunions, et les pauses cafés en début d’après-midi. Les contacts avec les clients ou prospects peuvent également profiter de cette analyse. Un mailing B to B peut être envoyé le jeudi soir, un moment où les professionnels ont généralement moins d’impératifs. Les internautes de leur côté s’inscrivent davantage dans un rapport linéaire au temps (évolution de la journée, durée de la navigation, consultations des derniers mails,etc.), ce qui sous entend qu’il faut les contacter à des heures idéales. Les publications sur les médias sociaux sont ainsi plus efficaces de 13h à 16h en semaine (normal même les professionnelles font leur pause en faisant le plan de lolcats pour la prochaine pose café), voire en soirée durant le weekend. Un bon moyen pour évitez que ces productions ne fassent « banqueroute ».

 

Attendez c’est la fin ? Tant pis !

Dans ce rapport au temps qui augmente, on n’a jamais eu autant d’outils en main pour gagner du temps. À contrario on a jamais eu autant l’impression que le temps nous filait entre les doigts. Et ce aussi en raison d’une superposition des temps de vie qui rendent les barrières perso/pro friables. Le web social a brisé les codes en mélangeant et morcelant les temps de vie autrefois distincts, en un panel d’activités quotidiennes centralisées sur les outils du web. On fait plus de choses, mais moins en profondeur. Allez vite c’est tentant, mais il est navrant de voir que l’on ne prend souvent plus le temps de se poser et réfléchir.

On se diverti, se cultive, dialogue, achète, consomme du média…lors d’interludes variés. La multitudes de voix qui impose un ramdam permanent nous incite à rester brancher toujours plus longtemps, quitte à investir son temps pour prendre part à ces vocalises constantes. C’est pourquoi la définition de notre temps social semble à présent confinée par des usages web envahissants et collants.

Internet est un aéroport sans bord, qui nous convie à des milliers de terminaux. On décolle d’une information sans sourciller pour en parcourir une autre, on est volage et survolons la plupart des contenus. On est pressé, en retard… Pourtant à vouloir être ici et ailleurs à la fois, on finit par avoir des décalages horaires et s’éparpiller, voire perdre de vue ses baguages sur le tapis roulant de nos objectifs.

Les internautes aurait raison de vouloir se dépêtrer de cette confusion progressive entre vie privée/pro au web dans lesquels les outils 2.0 les enferment progressivement. Toutefois, la volonté de s’en détacher demande elle-aussi du temps (faire des listes, suivre des flux RSS, etc.) et ces plateformes ont l’avantage et l’inconvénient de fusionner l’ensemble des identités d’un individu. Les entreprises, elles, devraient s’imposer une distinction priorités/besoins afin de ne pas gâcher leur temps. Dans les deux cas un aménagement et une hiérarchisation des activités paraît profitable.

En résumé, il faut parfois prendre le temps, décélérer pour y voir plus clair. Un éloge à la lenteur, le temps de savourer, de se déconnecter, de l’apprivoiser pour au final l’utiliser à bon escient. Plutôt que de foncer tête baissée vers des directives lues sur internet, les entreprises devraient par exemple prendre le temps de s’exercer en interne pour observer si un angle stratégique correspond bien à l’esprit de la société. Celles qui se lancent dans l’aventure sans avoir pris du recul en interne partent avec un handicap majeur. Une société ne peut pas devenir “sociale et transparente” du jour au lendemain.

Le web social peut être un investissement ou un passe-temps, mais mieux vaut savoir où l’on se positionne. Il n’existe pas de pratiques « passe-partout », mais des situations uniques et des positionnements à considérer avec sérieux. Une épreuve difficile car chronophage, mais obligatoire sur l’on veut avoir les clés en main pour s’acheminer vers le succès.

« Le temps humain n’a qu’une vitesse, c’est celle du choix » Jose Diniz

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7 Responses to “En quoi le web change-t-il notre rapport au temps ?”

  1. raphjerem says:

    Merci pour cet article Ronan, c’est tellement vrai surtout la frontière floue vie privée/vie perso. et le fait qu’on survole tout sur Internet aujourd’hui…à méditer pour nos métiers de CM je pense…voulons-nous faire constamment « zapper » nos communautés d’internautes ou leur donner plutôt une pause dans leur journée avec notre article, notre post ou notre photo et qu’ils s’en souviennent la semaine suivante ? le mois suivant?(là on rêve…)

    • Effectivement Raphjerem. C’est pourquoi la vraie question d’un CM est « que puis-je proposer à ma communauté aujourd’hui, qui saura améliorer/enrichir leur expérience avec la marque » et non « combien de RT je vais pouvoir apporter à mon article au titre racoleur ». Apporter de la valeur ajoutée et être utile à ses clients/prospects, c’est souvent donner avant de recevoir.

      Mais même bien intentionnée, une marque peut difficilement parvenir à ce que les lecteurs se souviennent des informations communiquées au bout d’un mois. L’héritage de l’infobesité ? Pas si sûr… Cela fait partie du « jeu », il faut l’accepter et ne pas se reposer sur ses lauriers ;)

  2. marcel says:

    Le temps , une ressource, mais aussi une contrainte même sur internet.

    Internet permet certes l’instantanéité , voire même une projection dans le futur. suivez mon regard…

    Mais la gestion quotidienne des communautés est importante. Le vécu quotidien est unique. Et comme on dit, qui remet à demain trouvera….. je te laisse finir Ronan…
    l’expérience est quotidienne, même pour les communautés sur le web… rendre leur journée inoubliable directement est essentiel…

    Merci pour l’article, j’ai gagné du temps en le lisant…

    • …malheur en chemin » très cher marcel ;) !!

      Et oui, accepter de passer du temps pour en gagner, c’est difficile au début, mais ça peut faire du bien au final !

      Merci pour ce commentaire et au plaisir.

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