La censure sur les médias sociaux : pression numérique ou stratégie marketing ?

Bourdes ou maladresses inqualifiables, humour noir déplacé, contenus choquants… nombreuses sont les occasions et les motivations pour cacher de la poussière sous le tapis ni vu ni connu. Supprimer un message et revenir discrètement au « politiquement correct » peut sembler être un acte anodin pour la plupart des entités présentes sur les réseaux sociaux, or c’est oublier que les internautes ont des yeux partout et qu’ils n’hésitent pas à rappeler à l’ordre les marques qui ne jouent pas le jeu de la transparence.

On le sait, les internautes sont désormais des êtres multicanaux qui parcourent le web pour dénicher les informations qui les attirent instinctivement. Mais qu’en est-il quand l’information qu’ils cherchent n’est plus disponible ? Et surtout, comment réagissent-ils quand ils ont vent d’une information sensible qui a été volontairement supprimée ?

La censure sur les médias sociaux est-elle encore possible ?La censure est un terme issu de l’antiquité romaine (le « censeur » devait maintenir les mœurs) qui témoigne d’une volonté de perpétuer une vérité consensuelle et d’éviter les écarts pouvant avoir des effets incontrôlables et indésirés.

Lors la révolution Française, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen a solennellement affirmé : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas prévus par la loi. » (article 11). En d’autres termes, il est possible de sanctionner une publication, mais en aucun cas de l’empêcher.

Mais qu’en est-il sur la toile ? La censure numérique représente t-elle un levier de pression ou de curiosité ? Comment passer la machine arrière sans laisser de traces de freins (pas de pneus hein) ? Faut-il nécessairement interdire pour séduire sur les réseaux sociaux ?

 

La censure des médias ou l’effet barbra streisand

Dans la bulle des médias sociaux, il est devenu difficile d’innover et de surprendre tant les publicités, clips et autres campagnes web ont déjà tenté de trouver la recette qui fera mouche. C’est pourquoi l’envie de pousser toujours plus loin le bouchon (n’est-ce pas Maurice ?) est séduisante. Une volonté d’interpeller à n’importe quel moyen.

Quand Maurice pousse le marketing un peu trop loinFace à un contenu choquant, inapproprié ou créant la polémique, les médias peuvent tout à fait se permettre d’interdire sa diffusion. Par média, j’entends toute plateforme sociale à grande échelle qui représente une source d’information suffisamment fédératrice pour exister par elle-même. Microcosme codifié et normalisé, chaque média à donc ses règles et des limites à ne pas dépasser. Vous ne verrez jamais de vidéos pornographiques ou extrêmement violentes sur Youtube par exemple. Il est donc amusant de connaître les thèmes rédhibitoires sur les réseaux sociaux. Sur Facebook par exemple, la liste des publications supprimées est longue : drogue, terrorisme, sexe…

Ces règlements moraux étant confrontés à l’appel de l’extrême, on observe logiquement une croissance du nombre de contenus censurés. Les derniers en date sont les clips d’Indochine et de David Bowie. Violence explicite, sexualité exacerbée et connotations religieuses, un bon cocktail pour choquer, et pourquoi pas pour être censuré. Car on peut légitimement se poser la question de l’industrialisation de la censure puisque les marques et artistes qui ont le vent en poupe usent et abusent des campagnes volontairement provocatrices. Les artistes savent pertinemment que Youtube sera leur principal prescripteur, et que poster un clip où une prostituée se vend à un prêtre fera scandale. Quand bien même leur production est supprimée, il subsitera toujours une version non censurée qui attire. Machinéen ou juste malin ? Toujours est-il que les contenus “boderlines” s’arborent volontairement d’un packaging explosif, en réponse à un réflexe protecteur (voire puritain) des médias qui se retourne contre eux.

Le clip d'Indochine cherchzait-il la censure ? Car si l’intention est louable et le contenu réellement scandaleux, le fait d’interdire sa diffusion n’apporte pas toujours l’effet escompté, loin de là. En vérité, rien n’est réellement censurable sur la toile, que ce soit les images dénudées d’une star ou les clichés qui ont fait condamner des journalistes. Internet est devenu une mémoire vive publique ou les tâches disgracieuses subsistent et se multiplient pour perdurer. La transmission et la conservation des données va plus vite que la volonté de les faire disparaître, c’est un fait. De plus, on oublie trop souvent qu’interdire, c’est aussi séduire. Nous ne sommes jamais autant curieux de découvrir une information que lorsque l’on nous nous le cache. Un peu comme une personne qui débute une phrase pour vous dire quelque chose et qui se stoppe volontairement, cela intrigue. Qui plus est, braver une barrière morale est excitant et suffit le plus souvent à nous faire passer à l’acte (et ce même si nous n’aurions pas souhaité voir cette même vidéo s’il elle n’avait pas été censurée).

La photo dont tout le monde se foutCette curiosité universelle a été notamment mis en exergue par l’effet Barbra Streisand. Cette artiste américaine au regard troublant avait poursuivis en justice une photographe qui avait malencontreusement pris une photo de sa maison. Face à la poursuite judiciaire dont elle avait fait l’objet, la photographe a décidé de publier l’image en question et les internautes ont alors massivement relayé l’information. Le syndrome parfait de l’arroseur arrosé

Dès lors, on saisis l’importance de ce mécanisme social afin de générer un intérêt et une visibilité qu’une entité n’aurait pas espéré en temps normal. L’effet Barbra Streisand sert à faire parler de soi, que ce soit en bien ou en mal, peu importe. Cette manipulation des médias (et indirectement des internautes) est une mécanique bien huilée. Toutefois, l’aura bienfaitrice baignant autour de la censure suffira t-elle à provoquer durablement une émulation salvatrice ? Et les déballages médiatiques à coup de polémiques servent-ils au final leurs auteurs ?

 

La censure des marques ou l’effet flamby

Sur la toile, il est facile de poster une publication ou un commentaire désobligeant. On a le tweet aguicheur et le jeu de mot taquin. Mais si on ne peut jamais jamais plaire à tout le monde, on peut facilement déplaire à la majorité. Et lorsque l’on pense avoir été formidable, on peut réaliser que l’on a été fort minable (comprendra qui pourra).

C’est ainsi que de nombreuses marques n’ont épisodiquement tourné que 6 fois leurs langues dans leur bouche avant de parler. Dernier en date, le compte de Cinemacanalplus qui a commenté de manière peu raffinée le festival de Cannes. Visiblement, ils auraient gagné la palme d’or de la meilleur blague…de mauvais goût (cela ouvre d’ailleurs le débat sur la question : peut-on parler et rire de tout sur le web ?).

Quand le community manager de @cinemacanalplus dérapeDans tous les cas, la réaction de Canal + a été la même que celle des marques se rendant compte que leur maladresse dessine des précipitations menaçantes, la chaîne à tout bonnement supprimé le message créant la polémique. Une autocensure qui vise à éradiquer le problème à sa source, comme on rase un poil qui gratte. Or, si l’idée peut sembler logique, la peau devient très vite drue et au final cette manœuvre conduit régulièrement les marques dans le mur.

C’est que ce le blogueur @cyroul a appelé l’effet Flamby : « plus tu tapes fort, plus ça fait de milliers de petits morceaux partout ». Comprenez, qu’en cherchant à cacher et rendre invisible une information sensible et momentanément populaire, cette dernière va se trouver démultipliée et diffusée massivement par des internautes soucieux de la préservation de la vérité.

l'Effet Flamby ou la répartition des maux

Ce blogueur a d’ailleurs lui même observé ce phénomène de conservation de “biens communs” lorsqu’il a été poursuivis par une société qu’il a décrédibilisé dans un de ses articles. Les poursuites engagées par l’entreprise pour supprimer ce billet ont provoqué l’apparition spontanée d’une démultiplication de l’article incriminé sur d’autres blogs. Les propos ont ainsi été sauvegardés et rendus visibles sur des dizaines de blogs. Des effets secondaires qui font regretter le symptôme originel puisque cette mobilisation a également créé du lien entre les internautes. Face à une difficulté commune ou une injustice perçue, les liens conjoints se consolident instinctivement vers la préservation d’un objectif mutuel. Les gens deviennent solidaires et se rallient plus facilement les uns aux autres. Une résilience numérique où l’écosystème communautaire s’adapte afin d’assurer la pérennité et la véracité des flux informationnels. Une vigilance darwinienne se posant comme un témoin indiscutable et objectif.

Quand une marque se fait HarakiriLes internautes sont en effet intransigeants avec le respect de leur liberté d’expression et de consommation d’information. Les marques ne doivent donc pas fermer les écoutilles en interdisant les commentaires sur leurs supports numériques sous prétexte que leur navire montre des signes d’avaries. Qui plus est, si vous les empêcher de prendre la parole sur une plateforme que vous maîtrisez, ils ne se gêneront pas pour le faire sur un autre support que vous ne contrôlerez pas. Vous serez perdant sur toute la ligne et le community manager aura bien du travail.

Quels conseils pour les marques dans ce cas ?
Les marques ne doivent pas chercher à éradiquer systématiquement les boutons noirs qui pointent le bout de leur nez sur leur gueule d’ange, au risque de se faire Hara-Kiri sans le savoir. Il faut accepter les erreurs et s’expliquer en faisant preuve de transparence. Ne cherchez pas à faire croire que votre compte a été hacké, les gens s’en moquent, ils attendent des explications et/ou des excuses. Il faut concéder que ce seront toujours les internautes qui auront le dernier mot car votre contenu, même effacé après 2 minutes de diffusion a de fortes chances d’avoir été copié, et donc potentiellement réutilisé. Ne faites pas votre Jérôme Cahuzac en vous bornant à nier l’évidence.

 

La censure des internautes ou la pression numérique

les internautes peuvent se mobiliser pour censurer une marqueOutre les médias et les marques, il se peut que les internautes censurent d’eux-mêmes une marque ou une entité précise sur la toile. Une réprobation qui se manifeste souvent sous forme d’un boycott momentané.

Les youtubers par exemple peuvent se faire conspuer, victimes de leur trop grand succès. En commentant et faisant vivre la communauté, les internautes estiment donner et attendent recevoir en retour. Or les marques ou les youtubers ne peuvent pas répondre à toutes les sollicitations. Un désamour ingras et vindicatif qui peut découler d’une distance involontaire.

Cette manifestation virtuelle peut également avoir des répercutions physiques.
Vous avez certainement entendu parlé de la marque de prêt-à-porter américaine Abercombie & Fitch qui subit depuis quelques semaines de véritables actions de boycott. Après les propos pour le moins explicites du PDG suite au retrait des tailles XL et XXL des rayons féminins, la corrélation entre la beauté, la richesse et la minceur comme argument marketing n’a “étrangement” pas connu le succès escompté. Un Internaute a même publié une vidéo pour dénoncer cette “discrimination” (déjà 7 millions de vus) , où il achète ces vêtements pour les donner…à des SDF. De vrais actions de terrains engagées qui ont su fédérer puisque la marque accuse déjà une perte de 7.2 millions de dollars au premier trimestre et une estime en berne. Cela ne les empêche pas de déclarer préférer brûler leurs vêtements plutôt qu’en faire don, m’enfin…

Personne ne doit donc négliger l’impact de la réaction émotionnelle des internautes, qui peuvent “censurer” des contenus ou des produits via des revendications et des protestations massives.

 

Au final, la censure : acte censé ou dénué de sens ?

L’ère de la propagande et de la censure totalitaire est bien révolue. Avec la technologie, il est devenu quasi mission impossible de censurer au sens littéral une information tant les internautes sont devenus maître de leur accès à l’information (exception faite de la Chine ou des sites Internet tel Twitter sont tout bonnement inaccessibles..). Ils régulent à présent les lois implicites de la consommation des médias et décident de ce qu’ils veulent entendre, voir et dire. Bien entendu, je ne dis pas que les secrets de la CIA sont accessibles à tous… Toutefois, si l’on prend l’exemple du meurtre sauvage à Londres, les images et propos du tueurs Londoniens aux mains ensanglantées ont été censurées sur certaines chaînes de télévision, or il est tout à fait possible de les dénicher sur la toile. Cela signifie t-il que chacun est soumis à une auto-gérance de la censure ? La censure a t-elle été reléguée à un état de conscience personnel, un clivage entre protection et curiosité ?

Internet nous permet de voir au delà des apparances

Si la censure défendue par les autorités pouvait paraître censée sur le papier, le format numérique l’a privée de sa suprématie pour laisser place à une démocratie informationnelle (Demos / Kratos = le pouvoir au peuple). Au XVIIème siècle, Blaise Pascal disait de la censure « Je crains que cette censure ne donne à ceux qui en sauront l’histoire, une impression tout opposée à la conclusion ». Visiblement, un cap  a été franchit, non ?

En résumé, sur le plan communicationnel, la censure est presque inutile pour les marques ou les médias, car les internautes auront toujours accès à l’information qu’il recherche à partir du moment où elle a été publié sur Internet. Qui plus est, le fait de chercher à dissimuler un contenu délicat semble favoriser une solidarité citoyenne visant à sauvegarder les informations visées. Par contre, la censure des internautes est un moyen de contestation puissant que les sociétés et les individus ne doivent pas sous-estimer. Même si cela reste rare et ne concerne pratiquement que les grands comptes, la mobilisation existe et peut avoir de réelles conséquences. Ce n’est pas Mike Jeffries, le PDG d’Abercombie & Fitch qui dira le contraire… Voici d’ailleurs sa réaction :

La censure

Oups…

Et vous, pensez-vous que la censure est un moyen de faire du forcing ou un levier marketing ?

(Cet article ne s’autodétruira pas dans 5 secondes, mais si vous l’acceptez, votre mission consistera à le partager si vous l’avez trouvé utile :P)

 

Crédit images [1], [2], [3], [4], [5], [6], [7], [8], [9]

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Google+ Comments

9 Responses to “La censure sur les médias sociaux : pression numérique ou stratégie marketing ?”

  1. Rboussicaud says:

    L’article a automatiquement fermé les commentaires et ce n’est pas
    une blague vu le contexte de l’article !! la mise à jour du plugin n’a pas eu l’effet escompté visiblement. 
    Après navigations sur
    plusieurs forums, je n’ai aucun moyen de changer cela à part de recréer
    un deuxième article avec le même contenu avant de supprimer celui-ci.
    Dommage :-/
    C’est pourquoi, j’ai télécharger en catastrophe le plugin livefyre pour vous permettre de réagir à chaud !Merci Phil_Khattou pour l’info !

  2. Rboussicaud says:

    L’article a automatiquement fermé les commentaires et ce n’est pas
    une blague vu le contexte de l’article !! la mise à jour du plugin n’a pas eu l’effet escompté visiblement. 
    Après navigations sur
    plusieurs forums, je n’ai aucun moyen de changer cela à part de recréer
    un deuxième article avec le même contenu avant de supprimer celui-ci.
    Dommage :-/
    C’est pourquoi, j’ai télécharger en catastrophe le plugin livefyre pour vous permettre de réagir à chaud !Merci Phil_Khattou pour l’info !

  3. LaTweepie says:

    Super article, comme d’habitude. Et puisque les commentaires sont ré-ouverts…Dans le paragraphe sur @CinemaCanalPlus, tu dis que la censure vise à éradiquer le problème à sa source.
    Pourtant ils ne se sont pas cachés de la boulette. Le tweet qui a suivi était une tentative (molle c’est vrai…) de rattraper le coup (« pas de polémique, super histoire d’amour »), le compte @canalplus a formulé des excuses… Le Petit Journal en a même parlé en bashant le CM… 
    Bref, il ne me semble pas que cette suppression de tweet ait répondu à une volonté d’éradiquer le problème. Pour moi, c’est une continuité dans les excuses.
    A l’inverse, laisser le tweet en question sur la TL de @CinemaCanalPlus n’aurait-il pas été une forme de validation de la chaîne ? Le supprimer, sachant très bien qu’il serait capturé et relayé, est peut-être aussi une façon de dire « oups, pardon, on retire ce qu’on a dit car on n’assume pas non plus, on ne nous y reprendra plus ».

    • Rboussicaud says:

      Merci  LaTweepie ! 
      Effectivement, en supprimant le tweet incriminé, @cinemacanalplus savait pertinemment que l’information allait quand même subsister. Toutefois, ils ont « caché » le tweet pour éviter que les articles et blogs ne relaient l’information et ne s’en servent pour faire du buzz dans leur dos (c’est mon avis).
      Quand bien même la stratégie d’excuses exige la suppression du tweet, le fait qu’il ne soit plus accessible renvoie inconsciemment à des aveux gênés, et donc à une mauvaise maitrise de sa communication.
      Mais oui, revenir en arrière peut signifier pour certain qu’ils n’assument pas leurs propos, ce qui peut valoriser leur plaidoirie.

    • Rboussicaud says:

      Merci  LaTweepie ! 
      Effectivement, en supprimant le tweet incriminé, @cinemacanalplus savait pertinemment que l’information allait quand même subsister. Toutefois, ils ont « caché » le tweet pour éviter que les articles et blogs ne relaient l’information et ne s’en servent pour faire du buzz dans leur dos (c’est mon avis).
      Quand bien même la stratégie d’excuses exige la suppression du tweet, le fait qu’il ne soit plus accessible renvoie inconsciemment à des aveux gênés, et donc à une mauvaise maitrise de sa communication.
      Mais oui, revenir en arrière peut signifier pour certain qu’ils n’assument pas leurs propos, ce qui peut valoriser leur plaidoirie.

  4. LaurentBour says:

    Ouch ! article long mais lu jusqu’au bout.
    Difficile de parler de levier marketing à la source des réelles boulettes concernant des écarts de langage ! Le risque d’écorner son image est présent mais il peut néanmoins et effectivement devenir un puissant vecteur dans bien des cas. Le tout étant de savoir à qui profite le crime comme on dit !
    Nous avons donc bien ici une forme de buzz qui deviendra très certainement un nouveau levier à exploiter. Il est aussi intéressant de voir et de constater qu’on frise la limite du raisonnable et de l’acceptable, et j’ai le sentiment que beaucoup oublie qu’il est bien souvent préférable de ne pas chercher à masquer ses erreurs, mais plutôt de les affronter par le discours du mea culpa. Les marques ou les personnalités ayant une certaine latitude, useront sans problèmes des médias à leur disposition.
    Et puis ça fait pas de mal de regretter ses dires, là on peut aussi jouer sur un levier qui capte l’attention et la reconnaissance. Il faut juste comprendre et être honnête envers soi-même, sommes-nous nous-même parfait ? Bien évidemment que non, et à ce titre ça fait toujours plaisir de voir que certains artistes peuvent accepter de ne pas l’être… fort heureusement.
    Sur la notion du forcing, elle est à mon humble avis présente et c’est le revers de la médaille. Comme je le mentionnais ci-dessus, on tend à voir et à observer où se trouve les limites, on les repousse quitte à se brûler les ailes, et on raccommode les dégâts comme on le peut. Si on gagne du terrain sans encombres, on va plus loin la fois prochaine et ainsi de suite jusqu’à ce la censure s’auto-détruise par manque de repères. On en est pas là mais on pousse, on pousse… jusqu’à ce que !
    Encore un axe à observer à court, moyen terme.
    @laurentbour

  5. LaurentBour says:

    Ouch ! article long mais lu jusqu’au bout.
    Difficile de parler de levier marketing à la source des réelles boulettes concernant des écarts de langage ! Le risque d’écorner son image est présent mais il peut néanmoins et effectivement devenir un puissant vecteur dans bien des cas. Le tout étant de savoir à qui profite le crime comme on dit !
    Nous avons donc bien ici une forme de buzz qui deviendra très certainement un nouveau levier à exploiter. Il est aussi intéressant de voir et de constater qu’on frise la limite du raisonnable et de l’acceptable, et j’ai le sentiment que beaucoup oublie qu’il est bien souvent préférable de ne pas chercher à masquer ses erreurs, mais plutôt de les affronter par le discours du mea culpa. Les marques ou les personnalités ayant une certaine latitude, useront sans problèmes des médias à leur disposition.
    Et puis ça fait pas de mal de regretter ses dires, là on peut aussi jouer sur un levier qui capte l’attention et la reconnaissance. Il faut juste comprendre et être honnête envers soi-même, sommes-nous nous-même parfait ? Bien évidemment que non, et à ce titre ça fait toujours plaisir de voir que certains artistes peuvent accepter de ne pas l’être… fort heureusement.
    Sur la notion du forcing, elle est à mon humble avis présente et c’est le revers de la médaille. Comme je le mentionnais ci-dessus, on tend à voir et à observer où se trouve les limites, on les repousse quitte à se brûler les ailes, et on raccommode les dégâts comme on le peut. Si on gagne du terrain sans encombres, on va plus loin la fois prochaine et ainsi de suite jusqu’à ce la censure s’auto-détruise par manque de repères. On en est pas là mais on pousse, on pousse… jusqu’à ce que !
    Encore un axe à observer à court, moyen terme.
    @laurentbour

    • Rboussicaud says:

      LaurentBour Merci pour ce commentaire riche et pertinent.
      Pas grand chose à rajouter car je te rejoins dans l’ensemble.
      En tout cas, je pense sincèrement que la provocation volontaire pour être censuré est déjà un levier marketing à part entière, car le web rend accessible tout ce qui se veut inaccessible. .

    • Rboussicaud says:

      LaurentBour Merci pour ce commentaire riche et pertinent.
      Pas grand chose à rajouter car je te rejoins dans l’ensemble.
      En tout cas, je pense sincèrement que la provocation volontaire pour être censuré est déjà un levier marketing à part entière, car le web rend accessible tout ce qui se veut inaccessible. .

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